Penser à tout, tout le temps, pour tout le monde. Le rendez-vous chez le médecin, les papiers à remplir, le repas de ce soir, le dossier à rendre. Ce travail invisible d’organisation a un nom : la charge mentale, décrite dès 1984 par la sociologue Monique Haicault, comme le retrace un article de recherche consacré à l’histoire de cette notion.
Dans une enquête Ipsos menée auprès de 1 002 Français, 77 % des femmes disaient avoir trop de choses auxquelles penser, avec la peur d’en oublier, et 51 % avaient le sentiment de ne pas y arriver. Et vous, où en êtes-vous ? Ce petit test vous aide à faire le point en deux minutes.
Ce test est un outil de bien-être pour faire le point, pas un test médical ni un diagnostic. Il n’a pas été validé scientifiquement. Vos réponses ne sont ni enregistrées ni envoyées : tout reste sur votre appareil.
Les 10 questions
Pour chaque phrase, choisissez la réponse qui correspond le mieux à vos dernières semaines : rarement, parfois ou souvent.
Comprendre votre résultat
Chaque réponse rapporte des points : 0 pour « rarement », 1 pour « parfois », 2 pour « souvent ». Le total va de 0 à 20.
5 pistes pour alléger votre charge mentale
Tout noter sur une seule liste
Garder des dizaines de choses en tête épuise. Déposez tout au même endroit, sur un carnet ou dans une seule note sur votre téléphone. Ensuite, donnez à chaque tâche un moment précis : des chercheurs, Masicampo et Baumeister, dans une étude publiée en 2011, ont montré qu’un plan concret réduit les pensées qui reviennent sans cesse au sujet d’une tâche non terminée.
Confier des tâches en entier
Déléguer le « faire » ne suffit pas si vous gardez le « penser à ». Confiez une tâche du début à la fin, puis laissez la personne s’en occuper à sa façon, sans vérifier derrière elle.
Accepter le « assez bien »
Un repas simple, un mail plus court, une maison pas tout à fait rangée : c’est souvent largement suffisant. Demandez-vous : « qu’est-ce qui serait assez bien ici ? »
Fermer la journée en dix minutes
Le soir, notez ce que vous avez fait, même les petites choses, puis les trois priorités du lendemain. Fermez le carnet : la journée est terminée, et votre esprit peut se reposer.
Prévoir du temps pour vous
Inscrivez dans votre agenda, comme un vrai rendez-vous, un moment rien qu’à vous chaque semaine : une marche, une lecture, quelques minutes de respiration. Ce n’est pas du temps perdu, c’est ce qui vous permet de tenir.
Pour aller plus loin, lisez nos articles Charge mentale : 5 façons concrètes de l’alléger au quotidien et, à l’approche de décembre, Charge mentale des fêtes : 5 façons de souffler.
Quand en parler à un professionnel ?
Si vous vous sentez épuisée depuis plusieurs semaines, si votre sommeil en souffre, si vous pleurez souvent ou avez l’impression de ne plus y arriver, parlez-en à votre médecin traitant. Au travail, le médecin du travail peut aussi vous aider. Dans l’enquête Ipsos, 82 % des Français estimaient d’ailleurs que la charge mentale peut mener à un burn-out : mieux vaut agir tôt.
Ces conseils relèvent du bien-être et ne remplacent pas un suivi médical.
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- Ipsos et O2 Care Services, « Charge mentale : 8 femmes sur 10 seraient concernées », 2018 — ipsos.com
- « La charge mentale. Histoire d’une notion charnière (1976-2020) » — hal.science
- Masicampo E. J. et Baumeister R. F., « Consider It Done ! Plan Making Can Eliminate the Cognitive Effects of Unfulfilled Goals », Journal of Personality and Social Psychology, 2011 — wfu.edu
